Mali / Football U15 à Bakou : Rafan Sidibé doit éviter le piège d’un parcours décevant
VENDREDI 23 OCTOBRE 2026
La sélection malienne U15, conduite par Rafan Sidibé, est à Bakou pour disputer la première Coupe du monde et Festival U15 de la FIFA, qui se tient du 22 au 31 octobre 2026 en Azerbaïdjan. Les jeunes Aiglons affronteront successivement le Botswana, la Biélorussie, la Mongolie, le Pérou et la Papouasie-Nouvelle-Guinée lors de la phase de qualification, avant la répartition en six niveaux de compétition du 28 au 30 octobre.
Une échéance à ne pas manquer, au risque d’instaurer une crise dans les catégories d’âges.
Dans cette compétition au format original de football à huit, avec des remplacements limités et deux périodes de vingt minutes sur terrains réduits, le Mali devra montrer sérieux, discipline et ambition dès le coup d’envoi. Le sélectionneur Rafan Sidibé doit comprendre que ce tournoi dépasse le simple aspect festif : il constitue une vitrine internationale pour la Femafoot et une occasion rare de valoriser le travail de formation malien.
Une leçon des précédents doit servir de boussole pour éviter le piège.
L’histoire récente du football malien doit servir d’avertissement au technicien, car plusieurs sélectionneurs ont payé cher des campagnes jugées insuffisantes. Demba Mamadou Traoré a été remercié après la CAN cadets, tandis que Bourama Konaté a connu le même sort à la tête de l’équipe féminine. Sékou Seck, dit Bako, a également été écarté après l’UFOA A U17 au Sénégal, et Mamoutou Kané, dit Mouroulé, a annoncé sa démission après deux défaites lors du tournoi UFOA A U20, organisé à Bamako, où le Mali a été éliminé.
L’heure est à la responsabilité, où chaque détail compte.
Ces exemples doivent pousser Rafan Sidibé à bâtir un parcours crédible, en évitant toute improvisation tactique, toute gestion approximative du groupe et tout relâchement face à des adversaires. Avec Me Famakan Dembélé, deuxième vice-président de la Femafoot, comme délégué fédéral, la délégation malienne doit défendre dignement les couleurs du pays dans ce rendez-vous mondial. Le message est clair : à Bakou, un bon parcours ne sera pas seulement une satisfaction sportive, mais aussi la meilleure garantie pour que le sélectionneur préserve sa place et son projet.
Affaire à suivre
Moussa Traoré, alias GMT
Source : Benkadi-infos