SALIF KEITA Domingo demande Pardon
À l’aurore du 12 décembre 1946 à Bamako, l’oracle murmura sous l’oreille du destin la naissance d’un Messie : Celui du football Malien. Loin du compte de fée le créateur demande qu’une légende soit ,SALIF KEITA fut , l’icône du football Malien.
football est le sport le plus populaire au Mali.les admirateurs n’avaient qu’un jeune en ligne de mire,car il avait la grâce dans les dribbles,du génie au finish. Insouciant qu’il portera un jour l’espoir de tout un peuple. Entre lui et le ballon c’est plus qu’une relation d’amour . II est sa chose et lui appartient. Domingo la panthère noire émerveilla d’abord sur le plan local.
fut son premier pas avec les pionniers de Wolofobougou avant d’intégrer l’équipe du Real de Bamako en 1963. Juste quelques prestations suffisent avec les juniors pour intégrer l’équipe première. Parallèlement le natif de Bamako fut appelé en équipe nationale du Mali en Octobre 1963. Il découvra l’international avec d’autres jeunes joueurs comme SIVORI, DIAWOYE en Indonésie où le Mali participa aux jeux des nouvelles forces Montantes.
SALIF marqua les esprits quelques semaines plus tard au stade Phénix O.Boigni , jeter dans le bain par feu OUMAR SY à 30 minutes des termes, il égalisa et étonna les observateurs par sa précocité, car il n’avait que 16 ans.En plus des titres avec le Real , il joua et perda trois finales continentales en 1964, 1966 avec le Real et le Stade Malien.
La défaite en finale des jeux de Brazzaville 1965 est celle de trop et l’envi de découvrir d’autres challenges s’imposa à SALIF.
Charles Daguerre libanais vivant à Bamako, adressa plusieurs correspondances à Saint-Étienne ventant les mérites du prodige Malien.
Les dirigeants Stéphanois parlent de trouvailles. Mais le talent du phénomène SALIF crèva l’oeil. Car il avait compris qu’il devait aller au delà de ses limites pour convaincre. Faire un tri entre les danses mandingues. Comme un maître d’art porté l’esthétique du jeu Stéphanois au taille patron. Salif marqua dès son premier Match et gagna le trophée des champions dès sa première saison en 1967. En 1968, 69, 70 il fut champion de France avec son talent inégalé .Le 1er OCTOBRE 1969 le monde du football découvra la grandeur sans limite génie Africain.
Couver par l’entraîneur Albert Batheu ,le panthère s’illustra au Match retour, au Stade Joffra Guichard . Les verts eurent perdu le match aller 2/0 à Munich face au Bayern de Franck
Muchen de Beckenbauer, Guet Muller, à l’époque meilleure équipe d’Europe avec leurs trois Leagues des champions 1974,75,76. Un reccord récemment battu par le Real Madrid de Zinedine Zidane.
Les verts gagnèrent 3/0 avec un irrésistible SALIF auteur du But de Qualification. Alors le monde du football se prosterna devant une légende venue du nouveau monde : le continent africain.
La saison 1970-1971, le Panthère joua sa meilleure saison avec ses 42 réalisation qui furent de lui le deuxième meilleure buteur de l’histoire du championnat Français. Alors les journalistes de France Football se réunissent pour valoriser un homme,dont les règlements l’empêcha de recevoir le Ballon d’or Européen.
Alors le premier Ballon fût conçu pour le Black Boss des pelouses européennes.
31 Mars à Colombes un match amical opposa le Santos du Roi Pelé à une association de joueurs Stéphanois et Marseillais.Ce soir là SALIF brilla au point d’éclipser le Roi . Batheu son entraîneur disait <<s’il était d’une grande nation de football,il aurait été égal à Pelé>>, murmura Beréta.
Le meilleur joueur de l’époque fut attendu par tout un peuple. Ayant honoré sans première sélection dès l’âge de 16 ans . Le rêve de brandir un trophée continental repose sur la star à Yaoundé en 1972.
23 Février 1972 le Cameroun a accueilli la 8e Coupe d’Afrique des nations sur deux sites,Douala et Yaoundé.La compétition regroupa 8 équipe : Cameroun pays hôte, le Soudan tenant du titre, le Togo, le Maroc,le Kenya, l’Éthiopie,et le Congo futur vainqueur.
La rencontre Mali / Togo génèra une conséquence indélébile sur les aigles avec plusieurs blessés ( SALIF avec sa cheville, KOLO avec sa cote fracturée…).Malgré l’injection sur la cheville, SALIF ne tiendra que 15 minutes lors de la finale MALI/ ZAÏRE. Malgré l’ouverture du score par Diakité, le Mali perda 3/2 ,car la réduction ne Moussa TRAORÉ ne pouvait pas conjurer le sort d’une défaite voulue par le Dieu du football. Selon SALIF << Yaoundé reste une page noiredans ma carrière, beaucoup de gens pensent que je pouvais faire mieux, je regrette de ne pas avoir la chance d’offrir un précieux cesame à ce pays que j’aime tant, car j’avais les meilleurs coéquipiers qui pensent forcément de la même manière..>> .
Une défaite difficile à digérer par un peuple au point d’occulter les quatres finales Continentales jouées par l’homme (1964,1965,1966,1972).
Selon Seydou Gouatigui ancien gardien des Aigles et du Real << SALIF reste une chance pour le football Malien , car il peut tout donner à cet football, il est l’un des rares Malien à reffuser la Nationalité Française, pour moi c’est un vrai patriote.. > >.
L’artisan de l’émancipation du professionnalisme Africain est fêté à sa juste valeur par Saint- Etienne. Le meilleur buteur du Club avec ses 142 buts est imortalisé par un Stade
de football qui porte son nom .Car le Stéphanois ont compris que c’est les grands joueurs qui font les grands clubs. Porté en triomphe comme meilleure joueurs du Siècle devant Rachid Meclouffi, Michel Platini et autre .Joseph Antoine Bell ancien gardien des lions du Cameroun joint au téléphone occupe la 43e place de ce classement << je sais que SALIF à beaucoup fait pour le football Africain, quand je venais à Saint Etienne on ne parlait que de l’exploit de SALIF , il fait partie de ceux qui ont tracé la voie aux footballeurs africains . Grâc à des hommes comme SALIF on a changé les préjugés sur le footballeur noire…>>.
En 144 Matchs ,ne natif de Bamako à inscrit 282 buts toutes compétitions confondues.
Pour assurer la relève il crée le Centre SALIF KEITA, selon lui <<j’ai pas été compris au départ, mais je sais que l’avenir du football se trouve dans la formation..> >.
Renaître de ces cendres le football Malien,éclore les talents. Plus tard deux fruits donnent raison au phlilentrope Domingo : Seydou Keita et Mahamadou Diarra Djila.
juin 2005 à juillet 2009 il dirige la fédération Malienne de football. Initiateur d’un Centre de mise au vert ( KABALA ).
SALIF instaure la politique de sponsoring pour valoriser le championnat National d’où l’arrivée des opérateurs.
Un gagneur sans forcément le dire regrette de ne pas avoir combler l’espoir de tout un peuple.
Avec une vie remplie,il assume.Et sans forcément le dire, il demande l’indulgence d’un peuple.
Selon SALIF < <il est évident que je n’es pas pû faire tous ceux que je pouvais faire, j’avais beaucoup de moyens mais le football est un jeu d’équipe, j’ai essayé de faire ceux que je pouvais, les gens ont dit que je pouvais faire mieux, je pense que c’est pas une question de volonté.Dans la vie on ne fait que ceux qu’on peut.je pense avoir fais ceux que je pouvais.Je sais que j’ai pas répondu à 💯 c’est très difficile de satisfaire tout un peuple..>>.
De la même manière que Messi court derrière son premier trophée Majeur, de la même que Didier Drogba a une carrière vierge avec les éléphants.le talent seul ne suffit pas . SALIF comme Drogba ont manqués de chance et c’est compréhensible même si c’est difficile.
Avec sa modestie légendaire SALIF demande pardon au football Malien par amour pour sa partie bien aimée.
Dianguina KEITA