Mali/ Musique : Général Bak IS BACK : de l’uniforme rêvé à la scène, la voix engagée du Mali revient avec 《 MARIAGE FORCÉ 》
JEUDI 10 SEPTEMBRE 2026
Il y a des destins qui empruntent des détours inattendus. Bakary Sogodogo, que le public connaît aujourd’hui sous le nom de scène Général Bak, en est l’illustration. Né le 17 février 1992 à Sikasso, dans le sud du Mali, l’artiste rêvait autrefois d’enfiler l’uniforme des FAMAs et de servir sous les couleurs de son pays. C’est finalement le micro qu’il a choisi de porter , mais l’esprit de discipline et d’engagement, lui, n’a jamais quitté son parcours. Son nom de scène en garde d’ailleurs la trace symbolique : « Bak » n’est autre que l’abréviation de son prénom.
Avec une décennie de construction, le fruit de patience fera vibrer les mélomanes.
Tout commence en 2012, avec la sortie de son premier titre. Loin d’un coup d’éclat isolé, ce début marque le point de départ d’une trajectoire patiente : Général Bak construit peu à peu son répertoire, chanson après chanson, alternant le bambara et le français, deux langues qui lui permettent de toucher aussi bien le public malien que la scène francophone au sens large. Au fil des années, cette démarche donne naissance à un univers musical clairement identifiable, ancré dans les sonorités afro-manding, à la croisée des traditions ouest-africaines et d’influences contemporaines.
Le nouveau bébé de l’artiste, « Mariage Forcé », est perçu comme un tournant décisif dans l’industrie musicale en 2026.
Après plus d’une décennie de construction musicale discrète mais constante, l’artiste franchit un nouveau cap en 2026 avec « Mariage Forcé », un projet audiovisuel qui s’attaque à une question de société sensible. À travers cette œuvre, Général Bak ne se contente pas de chanter : il documente, interpelle, et prend position sur un sujet qui touche directement les communautés qu’il représente.Il est un artiste porté par des valeurs. Au-delà de la musique, Général Bak revendique une ligne éditoriale claire, portée par trois piliers :
-La paix et la cohésion sociale;
-L’humilité et le respect de l’autre;
– L’amour.
Des thèmes qui traversent son répertoire et qui trouvent un écho particulier dans le contexte malien actuel, où la cohésion sociale reste un enjeu central.
Dans le sillage des grands noms de la musique ouest-africaine
Impossible d’évoquer Général Bak sans mentionner les figures qui ont nourri son art. Il revendique l’influence de Salif Keita, monument de la musique malienne, mais aussi celle d’un plateau impressionnant d’artistes de la région : Habib Koité, Amadou & Mariam, Sékouba Bambino, Kerfala Kanté, Issa Bagayoko, Mangala Camara, Aïcha Koné et Ali Farka Touré. Un panthéon qui traverse plusieurs générations et plusieurs pays ( Mali, Guinée, Côte d’Ivoire ) et qui témoigne de l’ambition de Général Bak : s’inscrire dans une grande tradition musicale ouest-africaine tout en y apportant sa propre voix.
Le retour tant attendu de l’enfant prodige de la cité du 《 Kénédougou》 profile à l’horizon.
À défaut de prendre les armes pour défendre sa patrie, il manipule à la perfection la plume et le micro pour engendrer la belle mélodie :
Général Bak is Back pour le bonheur de la musique malienne avec 《 MARIAGE FORCÉ 》
Affaire à suivre
Dianguina KEITA
Source : Benkadi-infos